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L’objectif du projet ACCC est de maintenir, ou de renforcer la résilience des populations et des écosystèmes aux changements climatiques le long de la côte africaine du Courant des Canaries.

Le projet « Adaptation aux changements climatiques : répondre aux changements affectant le littoral et ses dimensions humaines en Afrique de l’Ouest, par une gestion intégrée de la zone côtière » (ACCC) a été mis en oeuvre en Mauritanie, au Sénégal, en Gambie, en Guinée-Bissau et au Cap-Vert. Il cible les communautés extrêmement vulnérables de cinq  des pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest; avec l'objectif de les aider à renforcer leur capacité d’adaptation aux changements et à la variabilité climatiques à long terme. Cet appui est apporté dans le cadre des directives du programme SPA (programme stratégique d'adaptation) du FEM , afin d’assister les communautés dans le renforcement de leur capacité d’adaptation, en y combinant les avantages environnementaux globaux en matière de biodiversité et le renforcement de leur résilience face aux changements climatiques conformément aux directives SPA (GEF/C.27/Inf.10, para 26).

La zone côtière ouest africaine en effet abrite un certain nombre de zones protégées riches en biodiversité globale telles que le Banc d’Arguin, Djoudj, Diawling, le Saloum, etc.. Ce projet contribue à garantir que les avantages globaux du domaine focal Biodiversité du FEM résistent aux pressions supplémentaires induites par les changements climatiques. Si l’intégrité des écosystèmes est une condition nécessaire à la viabilité de ces zones protégées, elle n’est pas cependant suffisante. Ce projet apporte une contribution supplémentaire en assurant une meilleure intégration des problèmes socio-économiques liés aux changements climatiques à travers des activités qui tiennent compte  de la nécessité d'intégrer l'ensemble des écosystèmes, notamment la gestion et l’utilisation des ressources de la biodiversité. Si les mesures d’adaptation aux méfaits des changements climatiques, notamment l’élévation du niveau de la mer, ne sont pas prises en compte, les ressources de la biodiversité de ces zones protégées risquent de ne pas profiter, dans le long terme, de l’intégralité des effets positifs des mesures mises en oeuvre dans le cadre des projets conventionnels afin de gérer la biodiversité d'intéret global. Des pertes considérables, et éventuellement irréversibles, sont constatées dans les écosystèmes particulièrement sensibles dues, entre autres facteurs, aux changements climatiques. Le maintien de la stabilité des écosystèmes compte tenu des changements climatiques est par conséquent une condition sine qua non pour la gestion de la biodiversité. En mettant en avant des mesures veillant à ce que les ressources et programmes de gestion garantissent la résistance des écosystèmes aux impacts des changements climatiques, en facilitant l’amélioration de la gestion intégrée des zones côtières, notamment les ressources des zones humides et les écosystèmes des îles, et en encourageant la reproduction des expériences et des enseignements tirés, le projet contribuera à la gestion améliorée et à l'utilisation durable de la diversité biologique des ressources côtières et marines dans différents sites pilotes de la région ouest africaine.